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Sylvie Vartan New York 1970

Photos Jean-Pierre Laffont / Gamma

 

 

Le 20 février 1970 Sylvie Vartan est victime d'un grave accident de la route entre Mulhouse et Belfort qui changera le cours de sa carrière et de sa vie...La voiture conduite par Johnny  glisse sur une plaque de verglas. Sylvie est grièvement blessée au visage.

 

De Belfort elle est conduite à la clinique du Belvédère à Boulogne où elle reçoit les premiers soins chirurgicaux ... Comme après l'accident de 1968, de nombreux projets sont annulés : une tournée en Espagne et au Maroc, un show de Maritie et Gilbert Carpentier suite au triomphe du Sylvie-Sacha  Show (et qui aurait été le premier en couleur), ainsi que le tournage d' un western italien dirigé par Sergio Corbucci.

 

En 1970, Sylvie est la chanteuse d'Europe continentale la plus demandée et celle  dont les cachets sont les plus élevés. Elle

Poster Sylvie Vartan à New-York 1970

est aussi reconnue  comme  l'une  des  plus belles et forme avec Johnny Hallyday un couple glamour dont la vie tumultueuse alimente la presse européenne depuis dix ans. C'est pourquoi plus que par les menaces sur sa carrière,  ses fans sont  tenus  dans l'angoisse quant à son visage, angoisse alimentée par la presse européenne de tous standings, la palme du "trash" revenant à l'Italie...

 

A la fois pour se tenir à l'écart des médias et pour bénéficier des techniques de chirurgie réparatrice les plus pointues, Sylvie part pour New York où elle restera plusieurs mois.

 

Ce qui avait commencé par un drame va se transformer en expérience artistique qui l'amènera à élaborer  des spectacles dont  la  sophistication,  l'échelle et le succès  n'avaient  encore jamais été atteints, au moins pour ce qui  concerne  l'Europe...

 

 

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Zie Magazine (Pays-Bas)

 

 

Sylvie Vartan à New-York 1970 article néerlandais "Zie Magazine"

 

 

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  Logo de "L'Hippopotamus", New-York 70's
  L'hippopotamus

Sur les photos de la presse européenne on voit Sylvie dans les rues de New York, souvent accompagnée par la fiancée de Carlos. Elle réside au 34ème étage de l'Hôtel Regency de Greenwich Village. Il n'est pas rare de la rencontrer dans des clubs tels que l'Hippopotamus créé  par un français et dirigé par le flamboyant Claude Bell qui attire le gratin new-yorkais : Frank Sinatra, Mick et Bianca Jagger, Onassis...

 

Sur l'une des photos, on la voit chez un disquaire avec à la main un album de Johnny Cash mais pour Sylvie c'est plutôt de Harlem que viendra l'inspiration...   

     
Sylvie Vartan à New York, 1970, dans une boutique Sylvie Vartan à New York, 1970, dans un supermarché Sylvie Vartan à New York, 1970, chez un disquaire
     

Elle pousse  la porte d'un cours de  danse  dans un vieux  building désafecté de la 50ème rue au nom prometteur : the Jo Jo's Dance Factory. Ce cours appartient à Jo Jo Smith, célèbre professeur de danse et qui va consacrer du temps à Sylvie tout en s'occupant de Barbra Streisand pour son film "The Owl and the Pussycat". Assistant de Michael Bennet sur plusieurs comédies musicales de Broadway, Jojo Smith puise son inspiration dans le jazz et les arts martiaux. Celle qui deviendra sa femme, Sue Samuel, tempère ses chorégraphies par sa formation classique. Elle est d'ailleurs présente à l'Olympia  70 de  Sylvie  parmi les danseuses du show... JoJo Smith guidera Sylvie à travers Harlem (alors en pleine agitation sociale) , lui faisant franchir les portes du mythique  "Apollo Theater". C'est dans cette effervescence créatrice que Sylvie va concevoir son spectacle sous la direction de son nouveau chorégraphe.

     
Sylvie Vartan à New York, 1970, en répétitions avec Jojo Smith Sylvie Vartan à New York, 1970, cours de danse avec Jojo Smith Sylvie Vartan à New York, 1970, cours de danse avec Jojo Smith au Jo Jo Dance's Factory
     

Elle enregistre aussi l'album "Aime-moi" (pour ce qui est des voix) qui selon le Bilboard du 6 juin 1970 devait comporter à l'origine toute une face en anglais et l'autre en français. Des titres en anglais il ne subsistera que "Carousel" et "Round Stone River", ce qui  explique  probablement  l'intégration  dans  l'album  du EP  de 69  "Abracadabra" au style  très différent... Un premier extrait, "Aime-moi" sort en France au mois de mai alors que Sylvie est toujours à New York, d'où  l'absence de promo télévisée.

     
Jojo Smith - Album Jojo's Dance Factory Sylvie Vartan 45 tours "Aime-moi" RCA Victor 49064 Sylvie Vartan 33 tours "Aime-moi" RCA Victor 740 045
Jo Jo Smith SP "Aime-moi" RCA 49 064 LP "Aime-moi"  RCA 740 045

En  plus  des  impressions   artistiques  de   Sylvie il nous reste également son point de vue sur les tensions raciales  de cette  époque tourmentée aux USA grâce au  magazine :                         

 

 

"Super hebdo" du 21 mai 1970... 

 

Sylvie Vartan article "Mes quatre vérités sur l'Amérique" magazine "Super Hebdo' du 21 mai 1970Sylvie Vartan article "Mes quatre vérités sur l'Amérique" magazine "Super Hebdo' du 21 mai 1970 suiteSylvie Vartan Article "Mes quatre vérités sur l'Amérique" du magazine  "Super hebdo" du 21 mai 1970 ,  suite et fin

 

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En juin, après plusieurs mois de séparation, Johnny jusque là très occupé par ses tournées  et par sa participation au  film de Robert Hossein "Point de chute" rejoint sa femme pour quinze jours de vacances à New York avant de la ramener en Europe à bord du paquebot "France". La presse espagnole se fait l'écho de ce périple :

 

       

"La Vartan devra revenir aux Etats-Unis pour subir une nouvelle intervention de chirurgie esthétique ."Je préfère la France" dit Sylvie, mariée au chanteur également célèbre, Johnny Hallyday. Effectivement, les Smet se montrèrent extrêmement satisfaits de retrouver dans le plus grand secret leur magnifique appartement parisien et leur petit David, 4 ans. Et ils racontèrent joyeusement leur retour de New York par bateau, et la façon dont ils  trompèrent la vigilance des journalistes. Initialement attendus au Havre avec fleurs, cadillac et chauffeur, Sylvie et Johnny  débarquèrent à Southampton, prirent un avion pour Londres puis une correspondance pour Paris".

 


 

 

 

 

 

 

 

L'article relate la "souffrance" de Johnny pendant la croisière en raison de l'obligation de porter une cravate à chaque repas  :

 

        "En plus, j’avais oublié mon smoking  pour les soirées de gala , et un garçon de café a dû me prêter le sien ; le pantalon me tombait au dessus de la cheville. C’est terrible : depuis que je suis revenu, j’ai l’impression que tout bouge sur mes pieds!".

 

 

 

 

De retour à Paris le 10 juin, chacun reprend très vite le cours normal de sa vie :

 

       

"A peine arrivé, Johnny se rend à la présentation au Cinérama de Paris du documentaire "5+1" dont il est la co-vedette avec le Rolling Stone Mick Jagger... De son côté, Sylvie, qui devra repartir à New York dès le mois d'août pour une troisième intervention, se consacre à la répétition des ballets que son chorégraphe Jo Jo Smith a préparés pour sa rentrée de septembre à l'Olympia de Paris ..."

 

Sylvie Vartan à New-York, 1970, Greenwich Village Sylvie Vartan shopping à New-York 1970 Sylvie Vartan shopping dans une boutique de New-York en 1970 Sylvie Vartan à New-York en 1970 photographiée par Jean-Pierre Laffont

Les magnifiques  photos de Jean-Pierre Laffont ont elle eu pour "mission" d'informer le public du drame vécu par Sylvie tout en minimisant son ampleur?

 

       

"Privée de mes traits de jeune fille, (le visage entaillé du front au menton, sans oublier l’arcade sourcilière, le nez et les lèvres), j’entrevois la fin d’un rêve, comme un point à cette vie de folie qui me laissait désarmée devant un métier qui fonctionne avant tout sur l’image "  Sylvie Vartan - "Dans la lumière"

 


 

 

 

Quand elle rentre en France , Sylvie peut se rassurer d'apprendre que son dernier titre  "Aime-moi" enregistré à New York est un succès mais elle peut également lire le message de bienvenue qu' Yves Salgues lui adresse dans Paris Match :

 

        "Sylvie, en dépit de ses succès n’a pas encore réussi une véritable carrière professionnelle, avec un coup d’éclat, une revue somptueuse par exemple" .

 

 

 

 

On pourrait sourire ou ironiser. Sans doute à l’époque ne pouvait-on pas encore mesurer à quel point Sylvie Vartan avait marqué de son empreinte les années 60. En France pour certains leaders d’opinion, il ne suffisait pas pour une chanteuse jeune et  populaire d’avoir plus d' une dizaine de tubes à son actif, d’avoir été n°1 en Italie, en  Espagne, en Argentine, au Japon et même Turquie, il ne suffisait pas d’animer en vedette des shows TV en France et en Italie, d'entreprendre des tournées marathon … Sylvie aurait-elle entendu ce jugement sans appel d'Yves Salgues? Car c’est à son retour de New York qu'elle entame une évolution artistique qui sonne comme la plus cinglante des réponses...

           
        "Nous correspondîmes régulièrement durant son séjour d’un an aux Etats Unis , à la suite d’un accident de voiture qui l’avait en partie défigurée. La façon exemplaire dont elle surmonta une épreuve aussi monumentale m’impressionna et accrut l’estime qu’elle m’inspirait déjà. (…)Quelques semaines plus tard je pris part au triomphe qui couronna son nouveau spectacle à l’Olympia. Entourée de ses danseurs, elle était plus belle que jamais". Françoise Hardy - "Le désespoir des singes"

 

 

 

Sylvie Vartan dans les rues de New York, 1970   Sylvie Vartan "La lettre de  New York" , 1970, Sylvie Vartan et Johnny Hallyday à bord du paquebot France, 1970
Sylvie à New York - Photo de droite : retour en France avec Johnny sur le paquebot France ...

 

 

 

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The fashion spot

 

 

 

Sylvie Vartan portant un manteau de zibeline naturelle d'Hokkaido, New-York, 1970 Sylvie Vartan à New York, 1970

Sylvie Vartan porte un manteau de zibeline naturelle d'Hokkaido  (trois exemplaires vendus par la maison Chombert dont un à Ursula Andress)

Photo couleur : Mademoiselle Age tendre

 

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